
Mais aujourd’hui, une partie du peuple biélorusse ne supporte plus cette dictature, digne des grandes heures de l’ex-URSS, et n’a plus peur de manifester son mécontentement.
Depuis, les arrestations à l’égard des ces manifestants se multiplient. Pourquoi ? Qu’ont-ils fait de si tragique ? Tout simplement, ils ont osé revendiquer leur liberté, mot tabou en Biélorussie.
Certains ont osé demander la tenue d’élections véritablement démocratiques tandis que d’autres n’ont pas hésité à brandir l’authentique drapeau biélorusse « blanc / rouge / blanc » (utilisé après l’indépendance - en 1991 - et que le dictateur Loukachenko à remplacé, lors de sa prise du pouvoir en 1994, par le drapeau de la République Socialiste Soviétique de Biélorussie : rouge et vert).
Le drapeau européen, symbole de la Liberté
On a même pu apercevoir à Minsk -Place d’Octobre- le drapeau de l’Union Européenne, symbole de démocratie et de paix. Mais vous vous rendez compte ?! Quelle outrance !
Il nous appartient donc, nous, membres de l’Union européenne, qui avons su nous unir pour créer un espace de démocratie et de liberté, de combattre ce régime dictatorial. Nous devons soutenir toutes ces personnes qui risquent la prison, ou même la mort, au nom de la liberté. Soutenir, aussi, l’emblématique leader de l’opposition pacifiste, Alexandre Milinkevitch. Mais comment ?
Que faire ?
Actuellement, nous sommes bien obligés de constater que, ni les États - Nations, ni l’Union européenne, ne savent comment s’y prendre avec une dictature. Le dialogue ? D’évidence, il est impossible. Les sanctions économiques ? Elles pénaliseraient d’avantage la population que le pouvoir en place. De plus, celui-ci aurait beau jeu de déclarer : « Voyez comme l’UE, comme l’Occident, ne nous soutient pas. C’est vers la Russie qu’il faut se tourner ! ».
Alors l’Union et l’ensemble des États démocratiques déclarent ne pas soutenir ce régime, ne pas accepter tel ou tel acte de répression. L’UE empêche également six hauts responsables biélorusses soupçonnés d’être impliqués dans la disparition d’opposants au régime de se rendre sur le territoire d’un des Etats membres de l’Union européenne. Tout ceci est très bien, mais ça ne changera rien.
Un seul contre-pouvoir : les médias indépendants
En réalité, je crois qu’il n’existe, dans cette situation, qu’un seul contre-pouvoir : les médias !
Il faut absolument continuer d’informer sur la situation biélorusse, jusqu’à la disparition de ce régime. C’est le seul moyen véritable de maintenir une pression internationale constante sur le despote Loukachenko et d’isoler encore un peu plus ses éventuels soutiens, telle la Russie de Poutine. En ce sens, je rejoins donc l’analyse d’Alexandre Milinkevitch : « Disons, écrivons, répétons fermement que Loukachenko est un usurpateur, un président illégitime maintenu au pouvoir par un coup d’Etat constitutionnel. Il faut sortir du discours diplomatique et être plus ferme et déterminé ».
Mais n’oublions pas la société civile biélorusse qui, elle aussi, doit être informée et doit connaître la vérité. Pour cela, il faut renforcer les sources indépendantes d’information. Je demande donc à l’ensemble des États démocratiques, et notamment à l’Union européenne, d’aider financièrement et moralement la presse indépendante biélorusse à survivre et, surtout, à être diffusée en masse. D’ailleurs, pourquoi ne pas utiliser les ambassades des pays membres de l’Union présents sur le sol biélorusse afin d’accueillir ces journalistes indépendants ? Ils pourraient ainsi bénéficier de l’immunité diplomatique et être préserver de toutes sanctions émanant du gouvernement biélorusse.
Je suis en tout cas certain que bien des solutions peuvent être trouvées. Il est invraisemblable, en 2006, de voir une dictature encore présente sur le continent européen sans que personne ne réagisse ! Il est de notre devoir, citoyens de l’Union européenne, d’apporter notre soutien le plus total au combat légitime du peuple biélorusse.




