
Antonin Molino : Comment impliquer le citoyen dans la construction européenne tout en respectant les identités locales, régionales ou nationales ?
Wilhelm Späth : En Allemagne c’est très facile parce que nous avons cette tradition : un berlinois n’aime pas du tout une personne de Munich. Les deux restent ancrés dans leur région, ils sont bavarois ou berlinois. Je suis de Baden-Wurtemberg et je suis fier de ma région. En même temps je suis Allemand et en même temps je suis Européen. Il faut garder sa propre nationalité et en même temps être convaincu que l’avenir est l’Europe, qu’il faut travailler ensemble pour quelque chose. Peut être pas pour tout mais par exemple la culture. La culture Française est différente, la langue est différente de l’Allemand. Il faut garder les deux langues, il faut garder les deux littérature etc. On ne peux pas mettre tout ça ensemble pour créer quelque chose qui est européen. Il faut choisir mais pour tout ce qui est politique, économique etc, là c’est l’avenir de l’Europe qui va jouer un rôle plus important que le nationalisme.
Antonin Molino : Pourquoi les Allemands sont-ils aujourd’hui aussi pro européens ?
Wilhelm Späth : Pour les Allemands, c’est intéressant d’être au milieu de l’Europe. Même avant les guerres, les Européens de l’est sont arrivés à Berlin en direction de la France. Dans le sens nord/sud c’était la même chose, de l’Italie on a toujours eu des travailleurs qui ont immigrés vers l’Allemagne et on a eu une influence du nord, etc. Donc l’Allemagne est au milieu de l’Europe et pour ça, automatiquement on est Européen. On est obligé d’être Européen.
Antonin Molino : Quel est votre conseil pour des jeunes qui ont du mal à se sentir impliqués dans la construction européenne ?
Wilhelm Späth : Je peux uniquement les encourager à se rendre dans les pays voisins, de faire des voyages d’études, de travailler, de faire un stage dans un autre pays. Une fois que vous avez fait ça vous êtes convaincu. Tout le reste est théorie, on peux faire un étude de toute l’histoire et être un Européen convaincu mais a mon avis la relation personnelle vaut mieux que tous les livres.
Reportage des commémorations à Cannes de la chute du Mur de Berlin organisées par le Mouvement Européen - Cannes :
Présentation de l’Ecole de Journalisme de Cannes
L’École de Journalisme de Cannes propose actuellement deux formations : un Diplôme Universitaire de Technologies Information-Communication, option Journalisme et une Licence Professionnelle Journalisme Audiovisuel. La vocation de ces formations est d’être professionnalisante : les cours théoriques proposés par les enseignants-chercheurs de l’Université de Nice Sophia Antipolis sont articulés à une formation pratique réalisée par des journalistes issus de différents médias : presse écrite, radio, télévision et multimédia.
Pendant leur cursus, les étudiants sont amenés à effectuer différentes réalisations en partenariat avec le Festival du livre de Mouans-Sartoux, les Rencontres de Cannes, le Festival du Film ou bien encore l’Ecole d’Application d’Artillerie de Draguignan.
On peut souligner l’ouverture de l’Ecole en direction de l’Europe et plus particulièrement du bassin Euro-méditerranéen. Les étudiants suivent un enseignement renforcé, non seulement en anglais, mais également en arabe.
Pour tous renseignements complémentaires :
- le site de l’Institut Universitaire de Technologie Nice Côte d’Azur
- le site de l’Association de l’Ecole de Journalisme de Cannes
Téléphone secrétariat : 04.97.06.61.20
Illustation : photographie de l’interview de Michèle Cotta, marraine de l’Ecole de Journalisme, lors de sa venue à Cannes le vendredi 27 novembre 2009. Crédit photographique : Matthieu Faramus


