
Ainsi, onze ans après son entrée dans l’Union européenne (le 1er janvier 1995), l’Autriche du chancelier fédéral Wolfgang Schüssel (Conservateur / ÖeVP) en assurera la présidence (comme ce fut déjà le cas, lors du second semestre 1998…).
Un premier semestre 2006 où, décidément, en cette année du 250’ anniversaire de la naissance d’un certain Wolfgang Amadeus Mozart, l’Autriche sera donc -plus que jamais- sous les feux de l’actualité.
Un programme chargé pour une présidence de relance
Principaux thèmes au programme sur l’agenda « austro-communautaire » (www.eu2006.at [1]) : la remise à plat de l’agenda de Lisbonne, la poursuite les négociations d’adhésion à l’Union de la Croatie et de la Turquie (sujet brûlant, s’il en est, en Autriche…), la mise en place de partenariats constructifs avec les pays des Balkans aujourd’hui aux portes de l’Europe communautaire, la préparation de l’adhésion prochaine de la Bulgarie et de la Roumanie, le prochain sommet « UE / Amériques », la prochaine visite de Georges Bush en Europe et, enfin, faire le point sur l’avenir du TCE et cette si nécessaire réforme des institutions européennes…
Les rendez-vous du pragmatisme…
Dès lors, on peut donc déjà noter les principaux rendez-vous de cette future présidence semestrielle autrichienne : les sommets européens des 27 janvier, 23 mars et 15 juin prochains (à Salzbourg, Vienne puis Bruxelles…).
Une présidence autrichienne mesurée et pragmatique, donc.
Et dont la première mission, en ces temps d’europessimisme illustré par la dernière livraison de l’Eurobaromètre, sera sans doute surtout -en partenariat avec une Finlande amenée à lui succéder lors du second semestre 2006- de restaurer un tant soit peu de confiance de la part des citoyens européens à l’égard d’une Union européenne bel et bien, aujourd’hui, à la recherche d’un second souffle.






